L'association Brut de Pinsé

Ulrich Birkenhauer

Ulrich Birkenhauer

Le mot de l'artiste



Pendant mes loisirs, qui sont naturellement rares, j’essaie de concrétiser le rêve d’un petit univers personnel.

Pour des raisons que je n’ai pas éclaircies à ce jour, je suis fasciné depuis toujours par la ferraille, le fer blanc, l’acier, et par l’idée d’insuffler une nouvelle vie à diverses pièces mises à la casse, pour créer des meubles farfelus.

Vers 1984, je me suis initié, en autodidacte absolu, au travail des métaux et à la soudure. Je trouvais mes matériaux chez des ferrailleurs; depuis, je fabrique essentiellement des meubles à partir de tôles provenant de l’industrie automobile et de machines-outils, de ferrailles de toutes sortes.

À mes débuts, je travaillais directement en étudiant la forme de l’objet trouvé, en m’inspirant d’une vague idée du modèle à réaliser. Je ne découvrais les dimensions et les proportions que lorsque la fabrication était terminée.

Très vite, j’ai été confronté à des problèmes d’espace qui n’ont fait que s’aggraver. J’étais si peu satisfait de certains premiers jets que je les remettais très vite à la casse. Plusieurs pièces étaient incorporées à de nouveaux « meubles ». Quelques-uns de mes projets de départ n’ont été ni dessinés ni photographiés.

Ce n’est qu’au début des années 90 que j’ai commencé à dessiner les meubles, les assemblages et les sculptures sur le papier, à tracer des croquis ou des plans plus précis. Toutefois, la forme initiale des morceaux de ferraille a continué à déterminer celle des objets réalisés.

Au tournant du siècle, je me suis lancé dans ma première machine et j’ai réalisé ma première sculpture. Fasciné par les phares bretons et leur histoire, par l’existence des gardiens de phares et par leur travail, j’ai mis au point le système de communication absurde intitulé « Talk to me », et quelques années plus tard, la première sculpture de la « Sirène mécanique ».

La présente exposition regroupe mes créations en ferraille depuis 1984 ou en tout cas celles dont il reste au moins une trace documentaire.